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Donald Trump sera jugé à partir du 4 mars 2024 pour avoir tenté d’inverser le résultat de la présidentielle de 2020

Donald Trump sera jugé à partir du 4 mars 2024 pour avoir tenté d’inverser le résultat de la présidentielle de 2020

Promis à un marathon judiciaire en 2024, Donald Trump connaît une nouvelle date, peut-être la plus importante : le 4 mars 2024 s’ouvrira, à Washington, son procès pour ses multiples tentatives d’inverser le résultat de l’élection présidentielle de 2020, potentiellement le plus grave des procès qui l’attendent. Il est notamment poursuivi pour « complot frauduleux contre les Etats-Unis » (diffusion de fausses informations sur la fraude et les machines à voter, pressions sur la justice et sur le vice-président pour l’inciter à rejeter les votes dans les Etats gagnés par Joe Biden, désignation de « faux grands électeurs » dans ces Etats), « complot pour priver les électeurs de leur droit de vote », « complot pour faire obstruction à une procédure officielle » et « obstruction à une procédure officielle » (la certification de la victoire de Joe Biden par le Congrès).

La juge fédérale Tanya Chutkan a tranché entre les propositions des deux camps. Le procureur spécial Jack Smith avait proposé que le procès de Donald Trump devant un tribunal fédéral à Washington débute le 2 janvier 2024, estimant qu’il « ne devrait pas durer plus de quatre à six semaines ». Cette date « représente un équilibre adéquat entre le droit du prévenu à préparer sa défense, et le fort intérêt public à un procès rapide » dans une affaire aussi emblématique, avait fait valoir Jack Smith.

Les avocats de la défense avaient, eux, suggéré une date bien plus lointaine : en avril 2026, bien après la présidentielle de novembre 2024. « L’intérêt public réside dans un procès juste et équitable, et non dans la précipitation d’un jugement », ont-ils argué, invoquant la masse de documents à examiner. Si le calendrier proposé par l’accusation était retenu, le temps de lecture de toutes les pièces équivaudrait à « lire Guerre et Paix de Tolstoï, de bout en bout, soixante-dix-huit fois par jour », jusqu’au début du procès. La juge Tanya Chutkan a estimé cette échéance « bien au-delà de ce qui est nécessaire ».

La décision risque en tout cas de peser lourd sur le destin électoral de Donald Trump, désormais poursuivi au niveau fédéral à Washington et en Floride (sud-est) ainsi que par la justice des Etats de New York et de Géorgie. Les dates des procès ont déjà été fixées pour New York et la Floride : respectivement mars et mai 2024, mais ce calendrier pourrait évoluer.

Lire aussi : Donald Trump : les quatre enquêtes judiciaires qui menacent l’ex-président américain

Le Monde

Por Eduardo Carmona

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