Le principal syndicat des contrôleurs aériens décrète une « trêve olympique » des grèves jusqu’en septembre 2024

Le principal syndicat de contrôleurs aériens français s’est engagé mardi 12 septembre à ne pas appeler à la grève d’ici à septembre 2024, à la fin de la séquence des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, a annoncé l’un de ses responsables, confirmant les annonces du ministre des transports, Clément Beaune.

Dans la journée, deux syndicats de contrôleurs aériens français, dont l’organisation majoritaire SNCTA , avaient annoncé avoir levé leur préavis de grève pour vendredi, un accord ayant été trouvé avec la direction générale de l’aviation civile (DGAC). Aucun détail de cet accord n’a été divulgué dans l’immédiat. Le SNCTA et l’UNSA-ICNA réclamaient un rattrapage salarial face à l’inflation.

Le ministre délégué aux transports, Clément Beaune, avait salué « un accord équilibré, qui permet d’accompagner la forte reprise du trafic aérien après la crise sanitaire », obtenu grâce à un « esprit de responsabilité et de dialogue », sans pour autant en préciser les tenants et les aboutissants.

La levée du préavis vendredi va permettre à la Coupe du monde de rugby de « se dérouler sereinement », avait ajouté le ministre, révélant aussi que les syndicats s’étaient engagés à « éviter tout mouvement social durant les grands événements sportifs en cours et à venir des Jeux olympiques et paralympiques ».

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Appel à la grève le 13 octobre

De nombreuses journées de grève des contrôleurs aériens en début d’année, lors du projet de loi sur les retraites, avaient conduit la DGAC à demander aux compagnies aériennes d’annuler de façon préventive une partie de leurs vols. Les grèves avaient ulcéré les compagnies aériennes qui desservent la France ou passent par son espace aérien, le plus survolé d’Europe.

L’association Airlines for Europe (A4E), qui défend les intérêts de grands transporteurs basés sur le Vieux Continent, dont Ryanair, easyJet, Air France, Lufthansa et British Airways, avait interpellé en mai la Commission européenne pour qu’elle instaure un « arbitrage obligatoire » avant une grève ou la « protection des survols » du pays touché par un mouvement social.

De son côté, le syndicat de contrôleurs aériens USAC-CGT a annoncé appeler à la grève des agents de la DGAC le 13 octobre dans le cadre d’une journée d’action nationale intersyndicale « contre l’austérité, pour l’augmentation des salaires, des pensions et pour la lutte contre les inégalités ».

En France, une proposition de loi adoptée en juin au Sénat prévoit l’obligation pour les contrôleurs aériens de se déclarer grévistes quarante-huit heures à l’avance, comme c’est le cas à la RATP ou à la SNCF. Le texte, soutenu par le gouvernement, doit arriver à l’Assemblée nationale à l’automne.

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Le Monde avec AFP

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