04
Sep
La peau tannée par le soleil brûlant, Wilmer Alberto Mena contemple les quelques cocaïers encore debout. Sa parcelle se trouve en lisière de la forêt amazonienne, dans le département colombien du Guaviare. « Les gouvernements précédents nous ont bien bernés, enrage-t-il. La coca permettait, au moins, de manger. » Comme tous les paysans de la région, Wilmer Alberto a arraché ses cocaïers – l’arbuste dont on tire la cocaïne – après l’accord de paix signé en 2016 avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Le texte prévoyait une ambitieuse politique de substitution des cultures illicites. « L’aide qu’on nous a promise pour…
